Chapitre 15 – Le grand secret, un sujet pour une fiction romanesque ? Extrait.

… La fanfare sonne aux morts puis entonne le chant des partisans. Le moment émotion est intense, les visages des anciens se figent, les regards s’égarent dans le passé perdu de leur jeunesse. La tension est extrême, la douleur toujours présente. Le silence qui plane n’est couvert que par le grondement sourd de la Corrèze qui coule en contrebas. Les drapeaux flottent au vent. …

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Chapitre 2 – Ceauşescu şi poporul, extraits..

…Voici donc le petit instit qui en l’espace de quelques semaines passait des embrouilles des banlieues lyonnaises aux conversation mondaines avec un ministre de la République … Etonnant ? Déstabilisant pour le moins…

Il s’installa donc à la fois dans la vie et dans la ville, balloté au cœur d’un singulier amalgame constitué du brassage d’une existence quotidienne rendue stressante par les contingences d’une dictature abracadabrantesque, d’un environnement professionnel valorisant et d’une vie sociale qui alternait mondanités et franches rigolades avec de nouveaux amis.

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Chapitre 6 – I had a school in Africa … extrait

De la franche rigolade, on plongeait dans une atmosphère angoissante.
Les petits se serraient inquiets contre les ayahs, certains commençaient même à pleurer.
Le placide magicien venait de se muer en sorcier Makonde, en un instant l’Afrique des féticheurs venait de botter le cul au Père Noël.

Source Wikipedia : Les Makondés sont une population de langue bantoue d’Afrique australe, vivant principalement dans le sud-est de laTanzanie et au nord du Mozambique. On les trouve également au Kenya et en petit nombre à Mayotte.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Makonde_(peuple)

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Chapitre 2, Ceauşescu şi poporul, extrait.

…Quelle voiture ! Croyant bien faire, il avait acheté au garage Rockefeller, ça ne s’invente pas, une Lada, production d’URSS, ersatz de Fiat des années soixante, équipée d’un moteur de tank. Une bagnole qui tenait la route comme une savonnette sur un sol mouillé de salle de bain et qui ne tarderait pas à leur jouer quelques tours… Mais pour lors, ça roulait et rouler c’est tout ce qu’on lui demandait à la brave Lada en question.

Tournant le dos au Danube, cap sur la capitale à travers la morne plaine de Valachie.
Depuis le départ les routes, au fil des kilomètres et tandis qu’il s’enfonçait vers l’est, les routes devenaient de plus en plus … comment dire… Difficiles ? Oui, certes, la circulation était dense. Dangereuse ? Oui également, l’épuisement des conducteurs sur cette voie de migration entre l’Orient et l’Europe qui imposait de longues heures de conduite occasionnait des écarts de trajectoire aussi imprévus qu’inquiétants. Si on ajoutait à cela la vétusté des véhicules, les chargements aventureux sur les toits qui triplaient le volume de vieilles guimbardes poussives. Tout était réuni pour conférer au voyage un exotisme périlleux.
Mais passée la frontière, ce fut le pompon…
La route, perdait son nom de route, l’asphalte se désagrégeait autour des trous et des fondrières. Une conduite prudente s’imposait, la vitesse chutait et la moyenne tombait. Le risque étant grand de fracasser une roue ou un essieu dans les innombrables nids de poules qui constellaient un goudron loqueteux qui partait en capilotade. Sur cette chaussée qui imposait des zigzags incessants et des coups de volant brusques, la navigation devenait subitement hauturière.

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