Où l’on peut raisonnablement s’instruire sur l’origine des quenelles de brochet

Extrait de « Coup de farce au Vatican » – chapitre 4 : les crêpes du Petit Saint Bernard

(…) Le professeur attentif à sa conduite et soucieux de maintenir la moyenne, demeure très absorbé par le pilotage de son automobile. Il n’en commente pas moins le paysage pour la bonne instruction de ses passagers.

La route aborde les premiers faubourgs de Lyon et longe de grands bâtiments industriels.

– Voici les usines Quenelium Lugdunum Podzobum, annonce l’entomologiste distingué. C’est ici que sont produites les célèbres quenelles de Lyon.

Celles-ci sont récoltées crues dans les plantations de la vallée du Rhône puis acheminées par péniches jusqu’à ces usines.

Le naturel charcutier de Couic l’incline à se passionner sur cet éminent sujet gastronomique.

– Est-ce vrai professeur que les arbres à quenelles, les quenelliers, poussent exclusivement dans la vallée du Rhône ?

– Oui, c’est exact, mon garçon. Dans un périmètre très restreint au sud de Lyon et en particulier sur les bords du Rhône, plus précisément dans les lônes, ces bras secondaires du fleuve, plus ou moins dormants.

Les racines des quenelliers plongent à moitié dans l’eau de la rivière et c’est là que des brochets lascifs viennent se gratter le derrière sur celles-ci. On ne s’explique pas vraiment le phénomène. Des études sont en cours pour tenter de percer le mystère qui entoure cette singulière pratique animalière. Toujours est-il, que c’est cette opération qui confère cet arôme si particulier aux fameuses « quenelles de brochets ».

– C’est fou ce que l’on peut apprendre en voyageant, soupire Madame Tutu toute songeuse.

(…)

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Un empereur peut en cacher un autre

Extrait Turlututu chapeau pointu chinois – chapitre 2 : Escale à Yokohama.

(…) Les portières claquent. Un personnage revêtu d’un uniforme chamarré avec de superbes épaulettes et arborant un imposant plastron de médailles tintinnabulantes descend, suivi par un officier haut gradé.

Les soldats forment une haie d’honneur, tête haute, le fusil à la bretelle. L’individu est un Asiatique affublé de lunettes rondes. Il est accueilli à la passerelle par un commandant Lemerlec dans ses petits souliers et qui multiplie les courbettes obséquieuses.

Le professeur Tutu s’exclame :

– Diantre, mais qui donc est ce citoyen-là ? C’est curieux, il me rappelle quelqu’un.

– Ce ne serait pas Napoléon III ? En tout cas, il a le même uniforme, affirme péremptoire Madame Tutu.

– Mais enfin Rosy, mon papillon d’amour, tu vois bien que c’est un asiatique… – Oui, mais c’est bien connu, Napoléon III souffre du foie, et les hépatiques ont le teint jaune !

– Mais sacrebleu, notre empereur ne portait pas de lunettes ! Roselyne qui tient toujours à avoir le dernier mot,

– Mais, avec l’âge, la vue baisse !

– Et puis surtout, le malheureux est mort depuis soixante-deux ans, reprend son mari.

– Alors ça, c’est pas certain, Madame Lapince connaît très bien le beau-frère d’une dame qui affirme de source sûre que l’empereur est arrivé à pied par la Chine …

– Madame Tutu, vous n’êtes pas loin de la vérité, le personnage qui vient de monter à bord, c’est Pu Yi le dernier empereur de l’empire du matin calme et présentement celui du Mandchoukouo…

(…)

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Sixième tranche !

La sixième tranche des aventures de Couic est parue… Disponible en numérique sur la plateforme Kobo.

La rocambolesque épopée pour la conquête de la Lune imaginée par Joseph Staline vient de se conclure de l’étrange manière que l’on connaît.

Il est temps pour nos héros de retrouver la mère patrie.

C’est une croisière paisible à bord de ce bon vieux Judas des Épinettes, cargo mixte de la compagnie des Chargeurs Amalgamés qui attend nos amis.

Mais voilà qu’une suite d’évènements inattendus vont précipiter Couic et son fidèle Fricandeau dans les montagnes de la province du Shaanxi qui abritent le refuge des communistes Chinois. L’époque est troublée, le futur grand timonier vient juste d’achever sa longue marche dans un pays en pleine guerre civile et il a mal aux pieds.

Quel est donc ce mystérieux projet qui tarabuste Mao Tse Toung et qui va entrainer notre commis charcutier à Ladignac sur Rondelle dans une nouvelle série d’aventures ? Une nouvelle fois, elles toutes seront plus frappadingues les unes que les autres ?

Rencontres déconcertantes et situations ébouriffantes attendent le lecteur au tournant dans cette Chine en pleine ébullition.

Couic 6 ?

Ah ! ah ! Vous pensiez que c’était fini que les aventures de Couic le charcutier allaient finir en queue de boudin ?
Pô du tout, du tout…
La tranche 6 est en cours d’écriture et cette fois de drôles de choses vont se tramer dans un état qui a bel et bien existé… mais pas très longtemps.
Alors qui trouvera le nom de ce pays éphémère ?

Par Manchukuo State Council of Emperor Kang-de Puyi; uploaded by User:Nickpo — http://www.froginawell.net/china/2006/01/raise-high-the-flag-whatever-it-stands-for/, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4256687

Bombyx ?

Dans le chapitre 5 du prochain épisode des aventures de Couic le charcutier, on découvrira pourquoi les relations entre le parti communiste d’Union Soviétique et celui de la Chine populaire ont souffert de quelques … disons … dissensions. (pour une sombre histoire de bombyx)
Parution programmée en janvier prochain de : « CONCOM : la lune »

Ben tiens tout est normal …

extrait chapitre 2 : CONCOM la lune !

« C’est donc en survolant les étendues sauvages de la Sibérie extrême orientale que le Professeur Tutu entomologiste distingué, son irascible épouse, Couic commis charcutier à Ladignac sur Rondelle, le major Gouinov du 4ème direktorat des cosaques motocyclistes du Don et Irina Kokotchkaïa, commissaire politique dégustent une choucroute préparée par un redoutable guerrier Masai à bord d’un rutilant Junker 52 piloté par le capitaine Youri Margarine héros de l’Union Soviétique.

Somme toute rien que de très normal. »